Au printemps 2017, le 1700 La Poste présentera sa seconde exposition collective avec les œuvres d’Ivan Binet, de Jocelyne Alloucherie et de Mathieu Cardin.

L’exposition est articulée autour de la notion de vertige, qui se décline sous diverses formes, ayant toutes pour assise un rapport singulier à l’espace. Diverses stratégies mènent à une déstabilisation du spectateur; un déséquilibre induit par une perte de repères; un jeu d’illusion revisitant notre interprétation du paysage; une frontière brouillée entre présence et absence; une matérialité énigmatique; une rupture dans l’état de satiété.

Ivan Binet, photographe originaire de la ville de Québec, développe une pratique photographique depuis plus d’une vingtaine d’années, explorant principalement la notion de paysage. Il met en scène des lieux qui lui sont familiers, avec lesquels s’établit un dialogue où la photographie prend le rôle de médiateur. Il travaille des points de vue qui entraînent une perte de référence spatiale déstabilisante, où la ligne entre représentation et abstraction fléchit pour amener le spectateur vers un état de vertige. On retrouve ses œuvres dans plusieurs collections publiques, dont celles du Musée national des beaux-arts du Québec, du Musée des beaux-arts de Montréal, du Musée canadien de la photographie contemporaine d’Ottawa et la Collection Loto-Québec, entre autres. Plusieurs fois boursier dans le cadre de projets d’intégration des arts à l’architecture, il a réalisé plus d’une vingtaine d’œuvres présentes dans l’espace public. En 2005, il remporte le prix Videre des Prix d’excellence des arts et de la culture de Québec. Ivan Binet vit et travaille à L’Ange-Gardien.

La photographie est centrée autour d’un vide perçu non pas comme un néant insondable, mais comme une présence, un vide qui ordonne tout autour de lui. L’artiste déstabilise ainsi le spectateur en lui faisant perdre ses repères et le met en position de déséquilibre.
– Isabelle de Mévius

Jocelyne Alloucherie est née à Québec en 1947. À travers des configurations complexes, son œuvre explore de manière conceptuelle et poétique des notions relatives à limage, à l’objet et au lieu. Elle a réalisé de nombreuses installations qui associent des éléments relevant de considérations sculpturales, architecturales et photographiques. Son œuvre a été exposée dans plusieurs institutions majeures au Canada, aux États-Unis et dans plusieurs pays d’Europe et d’Asie. Elle a participé avec des œuvres marquantes à la première Biennale canadienne en 1989, à la première Biennale de Montréal en 1998, à Paessaggii / Landscapes en 2001, à la Biennale de Liège en 2002, à Real Spaces / Fictitious Spaces en 2006, à la Biennale de Sedan en 2006 et à plusieurs autres projets et expositions d’envergure sur la scène internationale. En 2008, Jocelyne Alloucherie exposait en solo au Grand Palais de Paris.

L’artiste est lauréate de nombreux prix, notamment le prix Louis-Philippe-Hébert de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal en 1999, le Prix du Gouverneur général du Conseil des arts du Canada en 2000, le prix Paul-Émile-Borduas en 2002, et le prix Jean-Paul-Riopelle en 2006. Elle a été reçue dans l’Ordre du Canada en 2008. Jocelyne Alloucherie vit et travaille à Montréal.

Jocelyne Alloucherie introduit le travail de la photo en tant que structure à découvrir à travers des architectures; c’est une analyse topographique de dédales, qui s’ouvrent d’un monde à l’autre.
– Isabelle de Mévius

Né en 1983, Mathieu Cardin est originaire de l’Outaouais. Il obtient un baccalauréat en arts visuels de l’Université du Québec en Outaouais en 2010, puis une maîtrise en arts visuels de l’Université de Concordia en 2014. Sa pratique, qui se déploie principalement sous forme de sculptures et d’installations où l’accumulation et la déconstruction se combinent, laisse au spectateur le soin de distinguer ce qui relève de la fiction et de la réalité. L’œuvre de Cardin est souvent articulée autour d’un récit narratif où le public, complice de l’artiste, joue un double rôle d’acteur et de spectateur. Ses installations ont été présentées au Québec, notamment au Parisian Laundry, à la Fondation Guido Molinari, à la Galerie B-312, et au 33e Symposium international d’art contemporain de Baie-Saint-Paul, entre autres. Son travail a aussi été exposé en France, en Italie et au Mexique. Depuis 2008, Mathieu Cardin vit et travaille à Montréal.

La perspective, pour Mathieu Cardin, est une façon d’appréhender la nature. Cela représente pour lui une quête philosophique en soi. C’est en regardant un paysage qu’on le crée, en déterminant un point de vue sur celui-ci.
– Isabelle de Mévius

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Heures d’ouverture

Mercredi au vendredi, de 11h à 18h
Samedi et dimanche, de 11h à 17h

Entrée libre

 

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Isabelle de Mévius
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Directeur administratif

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